LES GENTILHOMMIERES

 

Artonne était une paroisse avec de nombreux fiefs. De ces fiefs, il reste aujourd'hui de magnifiques manoirs et gentilhommières. L'association Initiatives et Idées s'est lancée dans l'étude de ce patrimoine. Dans sa revue Limagne Nord N°8, intitulée "Les fiefs et châteaux d'Artonne, Saint-Cirgues et La Garde", le fiefs de Saint-Cirgues livre toute son histoire et ses secrets. La revue Limagne Nord N°9 intitulée "Les fiefs et châteaux d'Artonne, Glénat, Bicon et Bellecombe" retrace l'historique de ces trois autres fiefs. La dernière revue Limagne Nord N°11 intitulée "Les fiefs et château d'Artonne, La Beaume, Le Creuzet et La Ronsière" expose l'histoire des trois fiefs situés dans la vallée du ruisseau de la Combe Molle.



Gentilhommière de Saint-Cirgues
Gentilhommière de Saint-Cirgues

Saint-Cirgues est connu depuis le milieu du XVIe siècle, où il appartient à la famille de Jadon. Cette dernière possède toujours le domaine au XIXe siècle. Une chapelle, dite de Saint-Cirgues et liée à cette propriété, existait jusqu'en 1825. On y célébrait l'office pour les habitants du village de Glénat. Le Saint-Patron de Glénat était Saint-Cirgues. Le corps de logis de la Gentilhommière est divisé en deux parties, celle de droite est de style XVIIIe et celle de gauche est plutôt XVIIe.




Le château de Bicon fut le siège du fief de la famille de Marillac à partir de la fin du XVe siècle jusqu'en 1649 où Jeanne de Marillac vend le fief de Bicon à Antoine Bergier. Son fils mourant sans postérité, laissa Bicon à sa femme qui s'est remariée le 30 mai 1667 avec Claude-Antoine de Rochefort d'Ally. Le fief sera revendu à Annet Foucher, trésorier général de France. Vers 1765, le fief de Bicon passa, par achat, à Pierre-Jacques Mac-Grégor-Drumonond, capitaine au régiment écossais. Son épouse le possédait toujours à la révolution. Le château est une très belle gentilhommière avec quelques restes du moyen-âge (rempart, donjon, tours).

Château de Bicon
Château de Bicon



Château de Glénat
Château de Glénat

Le château de Glénat était le siège du fief de la famille d'Aurière qui avait la charge de portemanteau du Roi. Cette famille s'est éteinte au milieu du XVIIIe siècle. Thérèse Charrier, veuve d'Amable-François d'Aurière vend la propriété à un cousin de son mari, Jean de Servières, seigneur du Teilhot à Saint-Priest-des-Champs. Le domaine appartenait toujours à cette dernière famille au XIXe siècle. Du château primitif, il reste la tour d'escalier ainsi que la partie nord du corps de logis, qui est composée d'une cave voûtée, d'une cuisine voûtée et de la chambre du maître ouvrant avec sa double fenêtre sur la plaine de la Limagne.




Le fief de La Beaume a appartenu à la famille Tersac durant tout le XVe siècle et le début du XVIe. Il passe en suite à la famille Begon de La Rouzière durant le XVIe siècle. La famille de La Barbodière le possède durant la première moitié du XVIIe siècle. Jean-François de l'Hospital, arrière petit neveu du chancelier Michel de l'Hospital, est seigneur de La Beaume à la fin du XVIIe. Sa fille, Marie-Claire de l'Hospital lègue le fief à son filleul, Jean-François Montanier. Cette dernière famille le possédait toujours à la révolution. La partie ouest est la plus ancienne de la gentilhommière. Elle est composée d'un donjon carré, de la partie du corps de logis où se trouve la cuisine et d'une tour de fortification. Les deux tours sont équipées d'un piétement ainsi que de belles canonnières. La porte d'entrée, datée du XVIIe siècle, est décorée de pilastres soutenant un linteau orné d'un blason bûché à la révolution.

Gentilhommière de La Beaume
Gentilhommière de La Beaume



Ferme fortifiée de La Ronzière.
Ferme fortifiée de La Ronzière

La ferme fortifiée de La Ronzière qui est un fief, a appartenu à la famille Begon de la Rouzière au XVIe siècle. Puis il passe par mariage dans la famille de Chavagnac à la fin du XVIe siècle. La famille Arnaud l'achète au début du XVIIIe siècle. Elle le possède toujours au XIXe siècle. L'ensemble a gardé son plan féodal avec une cour carrée protégée par une porte fortifiée. Les bâtiments qui entourent la cour, sont composés au nord d'un corps de logis avec une tour d'escalier, à l'est d'une ancienne chapelle dont le toit et la voûte se sont écroulés dans les années 1940, au sud d'écuries et autres dépendances qui ont perdu leur toiture.




Le manoir des Vergers appartenait à la famille Rigaudeau avant et pendant la révolution. Les Vergers ne semblent pas être un fief.

Manoir des Vergers
Manoir des Vergers
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